« Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner »

D’Annie THÉBAUD-MONY, Philippe DAVEZIES, Laurent VOGEL, Serge VOLKOFF

 Editions La découverte 2015 (Renouvellement d’une édition de 1985)

 

Constats opérés :

Si depuis les années 1990, les conditions de travail se sont au fil du temps imposées dans le débat social, la situation reste aujourd’hui encore insatisfaisante.

Les risques traditionnels demeurent notamment au niveau des manutentions lourdes, l’exposition professionnelle aux agents cancérogènes, au bruit ou aux vibrations et sont désormais reconnues sous certaines conditions comme des facteurs de pénibilité.

Par ailleurs, diverses pratiques de gestion d’entreprise ont déplacé les difficultés, tout spécialement avec  l’externalisation des risques au travers de la sous-traitance, ce qui rend les problèmes moins directement visibles et supportés par des populations généralement moins protégées que les salariés attachés au donneur d’ordre.

Enfin, en parallèle, l’effet conjugué de la mondialisation et la financiarisation de l’économie, des transformations dans l’organisation du travail et de l’évolution des modes de gestion du personnel ont distendu  les collectifs de travail en favorisant l’individualisation des relations de travail et le développement de certaines formes de compétition entre les salariés, conduisant à l’isolement de certaines catégories d’entre eux.

D’où l’émergence de la  souffrance au travail dans ses impacts psychiques avec l’apparition d’une véritable problématique de santé mentale.

 

Point de vue des auteurs

Tous les acteurs concernés au sein de l’entreprise et les structures externes spécialisées, doivent s’approprier les connaissances indispensables pour améliorer la protection de la santé sur les lieux du travail ; en particulier les salariés eux-mêmes et leurs représentants doivent investir ce champ.

-L’ouvrage présente les connaissances les plus récentes sur les risques du travail dans tous les secteurs.

-Se basant sur des expériences conduites dans de nombreux pays et s’appuyant sur un collectif d’experts internationaux, les auteurs invitent à réfléchir pour l’avenir aux politiques de prévention des risques et proposent des pistes d’action.

-La préconisation générale repose sur l’idée que « reprendre la  main sur son propre travail, est aussi commencer à reprendre la main sur le monde ».

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