« Brillante », Mercure de France, 2016 : note de lecture

Stéphanie DUPAYS, Editions Mercure de France, janvier 2016  

 

Une jeune trentenaire, diplômée d’une grande école est venue à Pairs pour occuper « un beau poste » dans un groupe agro-alimentaire et entame « une belle carrière. Elle forme avec un jeune cadre, trader en métaux, un couple parfait ou presque… Soudain au bureau, elle tombe en disgrâce sans qu’on lui dise pourquoi. Elle s’effondre tant dans son travail que dans sa vie personnelle car elle ne peut plus donner cette image idéale de la réussite.

Premier roman, Brillante est une satire sociale traitant à la fois

  • De l’écart entre les discours managériaux présentés comme humanistes et les rapports sociaux violents qui s’exercent dans l’entreprise (mise en concurrence des salariés, efforts de productivité demandés, intériorisation des objectifs de l’entreprise…)
  • De la fragilité de l’héroïne qui n’est pas dans son milieu naturel et ne dispose pas des armes pour s’en sortir. La relation des deux familles du jeune couple illustre le fossé social entre deux milieux très différents.

L’ouvrage souligne également la forte sensibilité à la norme sociale, le personnage central ne voulant pas que sa vie ressemble à celle de ses parents et cherchant absolument à coller à l’image d’une complète réussite personnelle et professionnelle. C’est aussi une critique d’un certain modèle « grandes écoles » développant une compétitivité permanente avec un jugement fondé sur un classement systématique.

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