Recrutement, questions pièges : finalité et utilité

Certains recruteurs estiment utile de poser des questions pièges pour évaluer de manière plus fine les compétences des candidats, leur capacité de raisonnement leur adaptabilité ou leur sens logique. En mettant les candidats de leur zone de confort, ils pensent pouvoir mieux évaluer le sens de la répartie, la vivacité intellectuelle, l’audace ou la créativité.

L’objectif n’est pas d’évaluer la justesse de la réponse apportée mais la réaction du candidat : garde-t-il son sang-froid, fait-il preuve d’humour, de répartie, de créativité, d’une logique à toute épreuve…?

D’autres considèrent que ces questions permettent seulement d’évaluer la capacité des candidats à répondre à des questions décalées voire déstabilisantes et à improviser et faire preuve de répartie. Si cette compétence est un critère essentiel identifié pour le poste à pourvoir, cela peut se concevoir…

De manière générale, la  réussite à cet exercice ne préfigure pas leur capacité à réussir de manière opérationnelle et concrète dans leur futur poste ; il n’est pas prouvé que les questions pièges aient une réelle capacité à prédire la performance future d’un candidat recruté.

Si le but recherché par le recruteur est de se faire une meilleure idée des softskills du candidat, il est conseillé de recourir à des questions comportementales et situationnelles permettant au candidat de s’exprimer pleinement et au recruteur d’évaluer de manière moins théorique ses compétences. Il est préférable d’utiliser le temps de l’entretien pour évaluer au mieux les compétences des candidats et pour leur donner envie de nous rejoindre.

En synthèse, 2 écoles s’affrontent et des études montrent que 73% des recruteurs ne posent jamais de questions pièges en entretien et 3% seulement le font systématiquement : il n’y aurait donc pas de volonté systématique des recruteurs de piéger et de désarçonner les candidats. Pour autant les mêmes études montrent que 44% des candidats déclarent qu’on leur pose des questions pièges en entretien : ce décalage montre qu’il y des définitions différentes de la question piège…

Le meilleur conseil à donner aux candidats confrontés à une question piège : garder son sang froid, et se rappeler que le recruteur ne jugera pas sur la réponse en elle-même mais sur la réaction et le raisonnement, d’où l’utilité de s’exprimer de manière claire, concise et compréhensible…

Pour en savoir plus : https://www.rhinfo.adp.com/rhinfo/2021/les-questions-pieges-en-recrutement/

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