Archives quotidiennes : 2 juillet 2021

Détresse psychologique, vers qui orienter les personnes en souffrance ?

Avec la crise du Covid, la détresse psychologique a augmenté : vers qui orienter les salariés en souffrance ? Eléments de réponse lors d’une  table ronde de l’association des journalistes de l’information sociale (AJIS).

Selon l’étude Coviprev pilotée par Santé Publique France 20,2 % des Français se disent dépressifs, et 20,7 % anxieux, au lieu de 10 % et 10,13 % en 2017, soit des pourcentages qui doublent.  Des symptômes qui peuvent être repérés par les acteurs de terrain mais faut-il savoir vers qui adresser les personnes concernées et connaître les prises en charge.

Les structures et dispositifs à conseiller dépendent à la fois de la localisation géographique du salarié et du degré de souffrance psychologique exprimé.

Quelques structures de soutien à proposer aux salariés en détresse :

*Le médecin généraliste et les microstructures médicales post-Covid : Les microstructures médicales œuvrent en particulier sur les addictions et la précarité ; ces structures sont en phase d’expérimentation dans 5 régions et  peuvent être sollicitées à l’occasion de la crise sanitaire. L’intervention d’une microstructure est gratuite pour le patient,: la CPAM versant directement aux établissements le montant du forfait de prise en charge.

*Les maisons de santé pluri professionnelles : Réparties sur tout le territoire, elles egroupent plusieurs professionnels de santé et facilitent l’accès aux soins en permettant aux professionnels de travailler ensemble autour de projets communs. Ces centres de santé ont été renforcés en psychologues : un forfait de séance peut être demandé aux praticiens si le salarié n’est pas connu des services de psychiatrie.

* l’assurance maladie obligatoire : système encore en expérimentation ayant déjà donné lieu au remboursement de consultations de psychologue ; il faut répondre à deux conditions pour être éligible : ne jamais avoir été hospitalisé en psychiatrie et ne pas consommer de psychotropes. Il convient de se rapprocher de sa caisse d’assurance maladie via site ameli.fr et obtenir une prescription de son médecin traitant.

*Le forfait de la mutuelle : les complémentaires santé  participent à l’amélioration de la santé mentale en proposant  la prise en charge de 4 séances de psychothérapie dans la limite de 60 € la séance, à condition que le salarié ait une prescription de son médecin généraliste.

*Les numéros d’écoute : un numéro vert national, créé pour tous les particuliers en situation de détresse psychologique = 0 800 130 000 est accessible tous les jours et 24 heures sur 24. La plateforme Croix Rouge Écoute est disponible de 8h à 20h 7 jours sur 7 au 0 800 858 858. Certains employeurs ont mis en place des programmes d’aide aux salariés..

*Pour les enfants des salariés ? Un soutien spécialement dédié aux parents d’un enfant en situation de handicap est accessible au 0 805 035 800. Le dispositif expérimental Écout’émoi est également encore à l’essai jusqu’au 31 décembre 2021 dans certaines régions et  permet aux jeunes de 11 à 21 ans de bénéficier de consultations psychologiques gratuites. La création d’un forfait de 10 séances de psychologie prépayées pour les enfants et adolescents de 3 à 17 ans dont la santé psychique est affectée par la crise est également testé.

Si le mal-être résulte du travail et pose au salarié des difficultés dans le cadre de son exercice professionnel, l’orientation doit se faire vers la médecine du travail.

Pour en savoir plus : https://www.editions-legislatives.fr/actualite/souffrances-psychologiques-dun-salarie-a-qui-sadresser-vers-qui-lorienter?utm_source=newsletterownpage-RH&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

Poster un commentaire

Classé dans Brèves, Publications