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Sentiment de discrimination : étude INSEE, juillet 2022

Une étude de l’Insee, publiée en début juillet, montre qu’en 10 ans, le sentiment de discrimination augmente, porté par les femmes et le motif sexiste.

En 2019-2020, 19% des personnes de 18-49 ans déclarent avoir subi des traitements inégalitaires ou des discriminations contre 14% en 2008-2009.

Cette augmentation de l’expérience déclarée de discrimination concerne principalement les femmes ; pour celles-ci, le motif sexiste est devenu la principale cause de discrimination, dépassant ceux liés liés à l’origine ou la couleur de peau.

Pour les hommes,  la hausse du sentiment discriminatoire s’explique principalement par une augmentation dans la population des profils rapportant le plus de discriminations.

Pour les personnes musulmanes, les discriminations se déplacent de l’origine vers la religion par rapport à 2008-2009.

A caractéristiques égales, l’origine immigrée ou ultra-marine demeure le principal déterminant des expériences déclarées de discrimination, pour les hommes comme pour les femmes.

Malgré une plus forte sensibilisation des dix dernières années, entamer des démarches à la suite de discriminations reste rare.

Les réactions varient en fonction des motifs: seules 2 % des personnes discriminées en raison de leur origine ou de leur sexe déposent une plainte.

* Les personnes déclarant une discrimination en relation à l’état de santé ou au handicap se montrent les plus susceptibles de faire valoir leurs droits : 7 % ont porté plainte et 12 % se sont adressées à une association, un syndicat ou au Défenseur des droits.

*Les discriminations en raison de la religion ne donnent pas lieu à de telles réactions, et si les victimes s’adressent un peu plus souvent à des associations, elles sont les plus enclines à penser qu’il ne sert à rien de réagir.

*Cette résignation est partagée par les victimes de discriminations en raison de l’origine ou de la couleur de peau, qui sont également moins nombreuses à parler de leur expérience à des proches ou à s’indigner de la situation.

* Cette hétérogénéité dans le recours à des structures extérieures ou à des démarches juridiques traduit un sentiment de moindre légitimité ou d’impuissance face à certaines discriminations.

*Les personnes subissant des discriminations en raison de leur origine ou de leur religion ont un moindre espoir que leurs démarches aboutissent, et vont donc moins souvent avoir recours à une aide administrative ou juridique, tandis que les personnes discriminées en raison de leur état de santé ou d’un handicap auront plus souvent confiance en l’utilité et l’aboutissement d’une plainte pour discrimination.

A retenir

*Le sentiment de discrimination augmente de 5 points en dix ans

*Pour les femmes, le motif sexiste est devenu la principale source de discrimination, devant les origines

*Le sentiment de discrimination persiste parmi les personnes d’origines immigrée et ultra-marine

*Pour les musulmans, les motifs de discrimination se déplacent de l’origine vers la religion

*Les profils rapportant plus de discriminations sont devenus plus nombreux depuis dix ans

*À caractéristiques égales, l’origine géographique demeure le principal déterminant des déclarations de discriminations

*Malgré une plus forte sensibilisation, entamer des démarches à la suite de discriminations reste rare

Pour en savoir plus : https://www.insee.fr/fr/statistiques/6473349

 


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Salaires du secteur privé en 2020 : évolutions atypiques suite à crise sanitaire, Insee, avril 2022

En 2020, un salarié du secteur privé gagne en moyenne 2 518 euros nets par mois en équivalent temps plein (EQTP). Dans un contexte d’inflation modérée, le salaire net moyen en EQTP a augmenté de 3,2 % sur un an en euros constants.

L’ampleur de cette augmentation est trompeuse : elle résulte davantage des modifications temporaires dans la composition de l’emploi, imputables à la crise sanitaire, que des progressions salariales individuelles. Ainsi, à catégorie socioprofessionnelle, secteur d’activité et condition d’emploi constants, le salaire net a progressé de 1,5 % en euros constants.

Lorsqu’ils ne sont pas mesurés en équivalent temps plein mais rapportés à la durée contractuelle des emplois, les salaires perçus par les salariés au titre de leur activité ont chuté : le salaire journalier net moyen se replie de 4,0 % en 2020 (en euros constants). Cette baisse a néanmoins été compensée par les indemnités versées dans le cadre du recours au chômage partiel, si bien que les revenus professionnels des salariés ont globalement augmenté en 2020 de 0,8 %.

Les femmes gagnent en moyenne 15,2 % de moins que les hommes en EQTP. Cet écart s’est réduit de 0,9 point par rapport à 2019 et de 5,7 points depuis 2008.

Pour en savoir plus : Etude INSEE avril 2022

http://nsee.fr/fr/statistiques/6436313#:~:text=Insee%20Première%20·%20Avril%202022%20·%20n,fait%20de%20la%20crise%20sanitaire&text=En%202020%2C%20un%20salarié%20du,équivalent%20temps%20plein%20(EQTP).

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Etude INSEE mai 2019: l’utilité des études dans le travail selon les jeunes

A retenir d’une récente étude l’INSEE publiée le 2 mai 2019 sur la perception par les jeunes de l’utilité des études dans le travail :

*en 2016, 45 % des jeunes âgés de 15 à 34 ans ayant terminé leurs études et en emploi estiment que leurs études sont très utiles pour accomplir les tâches demandées dans leur travail. À l’opposé, 33 % considèrent que leurs études sont très peu utiles, voire pas du tout utiles, dans leur travail actuel.

*les chances d’accès à l’emploi, le sentiment d’utilité des études est globalement croissant avec le niveau de diplôme :

°parmi les jeunes en emploi, 14 % de ceux qui ont au plus le brevet des collèges jugent leurs études très utiles pour leur emploi ;

°cette part est de 38 % pour les diplômés du secondaire et de 57 % pour les diplômés du supérieur.

°Le ressenti dépend également du domaine de spécialisation des études suivies et du niveau de qualification de l’emploi occupé.

*parmi ceux qui jugent que leurs études ne les aident pas du tout dans leur emploi,:

°près d’un quart souhaitent changer d’emploi.

°cette part est deux fois plus faible pour ceux qui les considèrent très utiles.

Pour en savoir plus : consulter l’étude  INSEE , focus 153 du 2 mai 2019

https://www.insee.fr/fr/statistiques/4132953

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Marché du travail : maintien du recours aux contrats courts

Les contrats courts (moins de 3 mois) représentent 75 % des embauches (hors intérim) réalisées sur une année, mais leur part dans l’emploi reste minoritaire.

Après une hausse entre 1980 et 2007 (de 1 % en 1982 à 4,4 % en 2007), la part des personnes en contrat court dans l’emploi total représente 4,5 % en France en 2017,  (1,2 million de salariés âgés de + 15 ans ). Toutes les classes d’âge sont impactées, même si le recours à ces contrats est plus fréquent chez les jeunes: en 2017, 15,2 % des moins de 25 ans occupant un emploi sont en contrat court, 4,2 % pour les 25-49 ans et 2,4 % pour les 50 ans et plus.

57 % des salariés en contrat court sont en CDD (hors apprentissage, contrat aidé, stage) et 43 % en mission d’intérim. La moitié d’entre eux est liée par des contrats d’une durée inférieure à 1 mois et 29 % sont à temps partiel (19 % pour l’ensemble des personnes occupant un emploi).

La catégorie socioprofessionnelle la plus concernée est celle des ouvriers (10,6 %), versus employés (5,5%) ,cadres (1,5 %) .

Pour en savoir plus : étude statistique INSEE.

 

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Chômage  » bonne pente pour la courbe »

la_courbe_du_chomage_est_sur_la_bonne_pente_1.jpg

 

et si c’était enfin vrai cette histoire d’inversion de courbe !

http://www.rhinfo.com/thematiques/recrutement/emploi/la-courbe-est-sur-la-bonne-pente

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