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Pandémie et présentéisme

L’absentéisme est relativement facile à apprécier – il suffit de calculer le nombre de jours d’absence des salariés -, le présentéisme l’est beaucoup moins. 

Cette difficulté tient à sa définition même puisqu’il s’agit de collaborateurs qui sont présents sur leur lieu de travail, mais souvent peu efficaces en raison de problèmes de santé. S’y ajoutent les collaborateurs restant au travail même si leur mission est terminée afin de montrer l’intensité de leur engagement le travail à distance imposé par l’épidémie à coronavirus, le présentéisme devrait régresser.

Autant il existe des signes directs d’absentéisme, autant les éléments qui orientent vers le présentéisme sont indirects: augmentation du nombre d’erreurs, baisse de la qualité du travail réalisé, diminution du rendement. Une étude américaine avait relevé que la productivité d’un employé peut être réduite de 33% ou plus en raison du présentéisme. En général, le salarié présente en parallèle des problèmes de santé, ne justifiant pas un arrêt de travail, mais signe d’une souffrance morale: allergies, douleurs au rachis, maux de tête, troubles digestifs ou problèmes infectieux.

Diverses études montrent que le présentéisme coûte cher à l’entreprise, plus que l’absentéisme: selon une étude canadienne, 40% des salariés présentent des signes de détresse psychologique ayant des effets sur leur performance. Une autre étude réalisée au Royaume-Uni estime que les « jours perdus » attribués au  présentéisme  seraient 1,5 fois plus conséquents que ceux attribués à l’absentéisme. Une enquête belge insiste sur l’importance du présentéisme est bien supérieure à celle de l’absentéisme en concluant que le présentéisme atteint 61% des coûts totaux relatifs à la santé dans une entreprise, suivi par les frais médicaux (28 %) et l’absentéisme (10 %).

Du fait du coronavirus et du développement du travail à distance, on peut y voir un moyen de diminuer la partie néfaste du présentéisme basée sur la contagiosité, d’autant que la raréfaction des transports a permis de diminuer la fatigue et de favoriser l’état de santé. Une autre forme de présentéisme consistant à rester visible au bureau pendant de longues heures même si la mission est terminée afin de montrer son engagement devrait elle aussi diminuer, ce qui doit permettre l’amélioration de l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle et contribuer à une meilleure santé.

Des comportements bienveillants sources d’un moindre niveau de stress et d’une meilleure réalisation de soi devraient eux aussi contribuer à diminuer le présentéisme. Passer d’une logique quantitative à une logique qualitative contribuerait également à diminuer le présentéisme, notamment celui lié à une « culture de travail dysfonctionnelle »

Pour en savoir plus : .https://outlook.live.com/mail/0/inbox/id/AQMkADAwATY0MDABLWQzZGItYTA4Ni0wMAItMDAKAEYAAAPgGEtmEyqPRLcVbzhGfVpeBwAqGkTBS%2BVYQ7aonggMCNgoAAACAQwAAAAqGkTBS%2BVYQ7aonggMCNgoAASVrlVVAAAAAA%3D%3D

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