Archives de Tag: Rapports sociaux

Inégalité et Différence : une question essentielle mais une frontière délicate.

Pour parler d’inégalité, il faut pouvoir classer ce dont on parle.

Par exemple : posséder un chien plutôt qu’un chat est une différence, non une inégalité. C’est une question de goût, on ne peut pas établir de classement entre ces deux animaux. Il en va de même en de nombreux domaines…

Les classements n’ont jamais rien d’évident : certains ont tendance à voir des inégalités partout, alors que la limite est souvent bien difficile à cerner. La question de la hiérarchie des pratiques culturelles est un bon exemple et le sujet est sensible.

Il n’existe aucune règle pour décider de manière « objective » et définitive si on parle d’inégalité ou de différence.

Ce sont des rapports sociaux – déterminés par le poids de chacun dans le débat public – qui vont trancher.

Ceux qui profitent des inégalités auront tendance à tenter de les présenter comme de simples différences ; par exemple, on a longtemps expliqué que la nature des femmes les destinait à s’occuper de la maison et des enfants et qu’il ne s’agissait donc pas d’une inégalité avec les hommes, mais d’un choix de vie.

Au bout du compte, si l’on s’intéresse aux inégalités, il faut décrypter comment se construisent ou pas les hiérarchies et les classements, dans le débat public. Comment certains poussent à établir des échelles et d’autres, inversement, à les masquer.

Pour en savoir plus :

Comprendre les inégalités, Louis Maurin, éd. Observatoire des inégalités -,2018 .

inegalites.fr/Quand-doit-on-parler-d-inegalite-ou-de-difference

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« Le travail de demain: rénovation ou révolution ?  » note de lecture…

« Le travail de demain : rénovation ou révolution ? »,  d’Haïba Ouaissi , Maître de conférences en droit social et avocat, Editions LGDJ
 
Le monde du travail se transforme: demain, le travail se réalisera dans et en dehors de l’entreprise compte tenu du développement du virtuel, dans et en dehors des frontières compte tenu de la mondialisation du travail. Cependant il sera toujours  nécessaire d’ assurer l’équilibre entre protection de l’emploi et compétitivité des entreprises et entre performance au travail et bien-être au travail.
La question n’est pas tellement de savoir s’il faut réformer le droit du travail, ceci est indispensable mais plutôt est ce réalisable et comment ?
Autant dire que le défi se pose en terme d' »oser faire  » sous plusieurs angles:
– Oser transformer en profondeur le droit du travail  sans idéologie ni nostalgie.
– Oser redéfinir les relations individuelles et collectives de travail en regardant les réalités.
Oser appréhender les attentes légitimes du salarié de demain : stabilité, compétitivité et solidarité.
– Oser  une démocratie sociale au delà d’un antagonisme supposé entre intérêts de l’employeur et du salarié.
Une simple rénovation ne serait pas suffisante, c’est bien une révolution qu’il faudrait engager; c’est ce à quoi invite l’auteur avec des propositions sur quel contrat de travail, quels rapports sociaux, quel environnement de travail pour le salarié demain …
A noter que l’ouvrage a été publié en juin 2014, prémisse au débat actuel …

 

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