Archives de Tag: Sens au travail

Sens au travail, fil rouge de la semaine QVT: Mathieu Pavageau, directeur technique et scientifique de l’Anact.

Dans un contexte marqué par la montée d’incertitudes de toutes sortes, la question du sens refait surface … 

Investir dans la ressource humaine au travail est un levier puissant en s’appuyant sur le désir commun de se réaliser dans le travail et de contribuer à la construction d’un avenir qui fait sens.

Le travail, entendu comme activité humaine, est la possibilité de contribuer, d’être créatif, de mettre de soi dans des réalisations collectives. Quand les conditions ne sont pas rassemblées pour que le travail soit facteur de développement humain, quand il agit principalement comme un facteur de dégradation de la santé ou du lien social, quand il ne permet pas de développer ses compétences, alors, il est sur la bonne voie pour perdre son sens.

La question du sens marque une fracture entre ceux qui peuvent modifier leurs parcours et ceux qui vont devoir exercer dans la durée des métiers difficiles qui connaissent peu d’améliorations. Il y a un enjeu de société important d’investir dans ce qui fait la soutenabilité du travail, mais aussi dans ce qui favorisera des projections dans un avenir juste. Ces questions d’égalité renvoient aux politiques sociales censées encourager la capabilité, c’est-à-dire la possibilité d’avoir des options face à une situation dégradée. Cela rejoint l’idée de justice sociale défendue par l’Organisation internationale du travail selon laquelle chacun doit avoir la possibilité de développer une activité, qu’elle soit soutenable et productrice de sens.

Le sens au travail est par ailleurs lié à l’activité elle-même: il croise le sentiment d’utilité, la cohérence éthique et le pouvoir d’action, au sens de la transformation de la situation à laquelle chacun fait face, dans l’activité ou concernant la trajectoire de l’organisation dans laquelle on s’inscrit.

Le sens au travail s’appuie sur un vécu subjectif, résultat d’une construction sociale et sociétale: valeurs, missions, qualité de dialogue, rapports humains..

L’évolution du travail liés à la numérisation, au travail à distance, aux entreprises étendues etc… tout ceci affectant le lien social et renforçant l’aspiration à pouvoir contribuer à une production collective dont les buts fons sens…

Les conditions de travail mettent, ou non, en position de bien faire son travail: lieu, distance de domicile-travail, équilibre vie privée-vie professionnelle, autonomie… Les bonnes relations managériales et sociales au travail jouent fortement sur la possibilité de se retrouver, se projeter, se reconnaitre dans ce que nous sommes en train de faire.

Le pouvoir d’action est un levier essentiel de la QVCT, selon la vision du travail qui permet de développer conjointement santé, efficacité collective et sens de l’action : qualité du dialogue, processus démocratiques, possibilité de développer une forme d’autonomie avec des marges de manœuvre pour agir sur sa trajectoire et sur la situation locale.

Le sens au travail est une production collective: à l’échelle de l’entreprise, il est davantage question de partager les enjeux opérationnels, d’entrer dans un cycle vertueux dans la construction de sens, avec des phases d’analyse, de retour d’expérience, d’évaluation…

Pour en savoir plus :https://www.anact.fr/pouvoir-agir-est-determinant-pour-construire-le-sens-au-travail

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« Herbe verte « 

Sens au travail, une question d’une actualité très prégnante : changer de direction est-elle toujours la meilleure solution ? Un questionnement à murir… l’herbe est-elle plus verte ailleurs ?

https://www.rhinfo.adp.com/rhinfo/2022/herbe-plus-verte/

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QVT et engagement : ITV DG Altran

 

Dans le cadre du salon Pro-durable 2020 qui s’est tenu les 7 et 8 septembre, ITV d’Arnaud Maury, CEO France d’ALTRAN, selon lequel  » Ce qui est fondamental aujourd’hui c’est de pouvoir donner du sens, expliquer sa stratégie, répondre aux questions de plus en plus nombreuses des collaborateurs. »

Sont notamment abordées quelques principales thématiques  :

Sens au travail: comprendre ce qui est attendu, expliquer les choix opérés, répondre aux interrogations et aux attentes des salariés

Engagement -via un programme Engaged People mis en place depuis 2016 selon deux orientations majeures : développement de l‘intelligence collective et le principe d’une remise en question quotidienne pour améliorer ce qu’on produit et comment on le produit au bénéfice partagé des salariées et de l’entreprise

Expression des attentes des salariés par un recueil après de l’ensemble des collaborateurs via une plateforme permettant de faire remonter les orientations vers lesquelles il était souhaité d’aller, ceci afin de les prendre en compte dans les décisions de l’entreprise. L’enquête réalisée ayant fait apparaitre  des points majeurs: sens du travail et démarche participativetransparence des décisions et des modes de fonctionnement, formation pour apprendre mais aussi donner dans une logique plus collective, équilibre vie professionnelle et vie personnelle…

-Qualité de vie au travail via le télétravail, et espaces de travail avec des marges de manoeuvre pour les adapter, préoccupation du bien-être des salariés

Recherche de la meilleure articulation entre 3 facteurs : performance économique, gestion environnementale et gestion des relations sociales.

Pour en savoir plus :  écouter le podcast :https://www.jobsferic.fr/podcast-interview-ceo-qualite-de-vie-au-travail-et-engagement-chez-altran/

 
 
 
 
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« Le travail n’est pas une marchandise »: Alain Supiot, ed.collège de france, 2019.

Alain Supiot publie aux éditions du collège de france Le travail n’est pas une marchandise : un texte de 69 pages issu de sa leçon de clôture prononcée en mai 20019 au Collège de France au sein duquel il a été titulaire pendant 7 ans de la chaire Etat social et mondialisation.

L’auteur propose propose de redonner au travail un statut articulant liberté, sécurité et responsabilité... au travers d’une analyse juridique des mutations du travail au XXIe siècle, le discours est placé sous le double signe de l’impact du numérique sur l’organisation sociale et de la crise écologique résultant de notre modèle de développement,  le statut du travail se trouvant selon A.Supiot à la charnière des deux. Pour lui, le fond du problème est qu’aujourd’hui le travail est devenu une marchandise:  le contrat de travail mais aussi le sens et le contenu du marché est soumis aux exigences du marché.

Il rappelle que la Déclaration de Philadelphie de 1944 avait proclamé : «Le travail n’est pas une marchandise.» La voie libérale engagée depuis plus de 30 ans est à l’opposé de  cette conception en imposant aux états des objectifs chiffrés de disciplines budgétaires ou monétaires et de réduction des impôts et des prestations sociales. La gestion numérique généralisée de la société, ne fait que renforcer la pression quantativiste (cf ouvrage d’Alain Supiot paru en 2015, La Gouvernance par les nombres).

Cet ouvrage peut être qualifié  de réquisitoire  contre les politiques néolibérales, de diagnostic posé sur la société  ou comme un appel à s’émanciper du règne de la marchandise, et à conférer au travail un statut combinant liberté, sécurité et responsabilité».

A noter une étude de cas finale sur la recherche universitaire dont la lecture devrait constituer une base obligatoire …

Pour en savoir plus : https://www.letemps.ch/culture/un-travail-authentiquement-humain

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Sens au travail: un enjeu pour salariés et entreprises selon une étude Deloitte et Viadeo

Le sens au travail,étroitement lié à la performance est devenu un enjeu majeur tant pour les salariés que pour les entreprises.

Une étude réalisée par le cabinet Deloitte et Viadeo démontre que le sens au travail :

-relève du collectif et de l’organisation (70 %) mais aussi de l’individu (30 %); c’est pour 8 salariés sur 10 une source d’épanouissement et  75 %  vont travailler avec plaisir.

-se construit grâce à l’activité réelle (29 %), aux valeurs de l’organisation (26 %) et au travail d’équipe (26 %);  55 % des salariés constatent que le sens au travail s’est dégradé, notamment en raison du manque de reconnaissance (43 %) et d’un processus d’évaluation inadapté (40 %).

-croît à mesure que l’on progresse dans la hiérarchie, ce qui montre un lien fort entre sens et autonomie.

Pour en savoir plus : http://www.hr-voice.com/communiques-presse/8-salaries-sur-10-considerent-que-le-sens-au-travail-impacte-la-performance/2017/12/18/

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