Archives de Catégorie: Lu

Synthèses d’ouvrages et d’articles tiers.

« Datae Humanum », la transformation digitale au service du renouveau humain » Editions La Sirène verte.

Un essai documenté, didactique et engager pour désacraliser la transformation numérique, expliquer ce qui permet sa monétarisation mais surtout décrypter ses dessous humains : peurs cachées, méandres culturels qui la bloquent et peuvent coûter cher.

Très engagée dans l’innovation par la date, l’auteure est convaincue que l’intelligence artificielle peut cohabiter avec l’humain dans une perspective de renouveau de l’entreprise.

Pour en savoir plus :https://www.amazon.fr/Datae-Humanum%C2%AE-transformation-digitale-renouveau/dp/2382960124

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« Parlons Retraite en 30 questions », la documentation française »

Avec l’espérance de vie et la durée de vie en retraite qui s’allongent, les Français bénéficient de la deuxième durée moyenne de retraite la plus longue selon l’OCDE.

En 2021, le système de retraite était déficitaire de l’ordre de 0,4% du PIB.

Après avoir dressé un état des lieux sur la démographie, Antoine Bosio, économiste, maître de conférences à l’Ecole des Hautes Etudes en science sociales, professeur associé à l’Ecole d’Economie de Paris et Directeur de l’Institut des politiques publiques, explique le fonctionnement des systèmes de retraites spécifiques, le traitement des inégalités et la question des réformes.

La génération née en 1960 va passer en moyenne 28 % de sa durée de vie à la retraite.

Comprendre le fonctionnement des systèmes de retraite est nécessaire pour préparer sa propre retraite et pour se forger une opinion sur les réformes.


Quelles sont les contraintes démographiques ?

Comment les retraites sont-elles financées ?

À quoi correspondent les différents régimes ?

L’ouvrage, enrichi de nombreux graphiques et schémas, répond à 30 questions essentielles sur la retraite.

Pour en savoir plus :https://livre.fnac.com/a16978293/La-Documentation-Francaise-Parlons-retraites-en-30-questions

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« On ne naît pas Manager, on le devient » Julie Zhuo, éditions Pearson

Comment manager avec confiance dans des situations nouvelles et inattendues ?

Un ouvrage inspirant autour de :

*guide pour tout nouveau ou futur manager en quête de son style de leadership.

*place à la culture d’entreprise et à l’apprentissage collectif.

*outils concretsd’amélioration applicables à tous les secteurs et types de structures : feedback, réunions efficaces, recrutement, anticipation et désamorcer les conflits..

Un éclairage vivant et pragmatique dédramatisant le rôle du manager et la gestion quotidienne intégrant des situations, drôles ou difficiles avec des anecdotes stimulantes…

Pour en savoir plus :https://www.amazon.fr/manager-devient-Best-seller-Street-Journal/dp/2744068101

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La crise du travail est une crise du sens :Thomas Coutrot et Coralie Perez, Ed du Seuil, novembre 2022

 Une inspiration théorique à chercher du côté de l’ergonomie, de la sociologie et de la psychologie du travail.

Une référence explicite à la psychodynamique du travail, telle que développée par Christophe Dejours et Yves Clot, permettant d’identifier les constituants du sens du travail. Loin des conceptions doloriste -le travail comme peine- ou utilitariste — le travail comme renoncement au loisir contre salaire-, il s’agit de le concevoir certes comme

* une souffrance, face à la résistance du réel, mais tout autant comme un plaisir quand il est couronné de succès et comme une liberté quand il s’affranchit de la prescription.

Autre référence assumée, celle d’une perspective marxienne d’un travail affranchi de l’aliénation. Sont ainsi identifiés 3 principaux éléments qui donnent au travail son sens : *l’utilité sociale = faire ce qui est utile aux autres et à la société, *la cohérence éthique = le faire en conformité avec les règles de l’art et les valeurs du monde social, *l’accomplissement de soi, à travers l’expérience acquise et l’épreuve surmontée.

Les auteurs soumettent leur problématique à l’épreuve des faits à travers d’enquêtes pluridisciplinaires sur les sorties d’emploi et le malaise au travail qui les ont conduits à creuser la question du sens. C’est à travers des enquêtes statistiques sur les conditions de travail et les risques psycho-sociaux (Enquêtes CT-RPS de la DARES et l’INSEE menées en 2013-16 puis en 2019) qu’ils ont identifié : 

*La relation aux autres (clients ou usagers) qui compte pour beaucoup pour les salariés du care et des services publics, aussi bien en termes d’utilité sociale que de réalisation de soi, et en dépit de conflits éthiques plus fréquents qu’en moyenne.

*Le contexte organisationnel déterminant :  fixation d’objectifs, succession de changements, position de sous-traitance vont de pair avec une perte de sens au travail.

*À l’inverse, quelle que soit la catégorie professionnelle, le risque de souffrir de dépression est bien plus élevé chez les salariés dont le travail a perdu de son sens ; et la probabilité de changer d’emploi est de 30 % plus forte quand le sens manque.

S’ajoute la prise en compte d’une 4ème quatrième composante que les auteurs nomment « remords écologique suite à la question « Avez-vous l’impression que votre travail a des conséquences négatives pour l’environnement ? ». La réponse est positive pour 31 % des salariés et le sentiment de faire « un sale boulot » plus fréquent chez les hommes, les ouvriers et ceux dont les conditions de travail sont pénibles ou risquées, ou l’autonomie limitée. Il est aussi présent chez les cadres de la construction, du commerce, de la recherche ou de la communication.

Thomas Coutrot et Coralie Peres réussissent à nourrir et documenter la question du sens du travail en lui donnant assise conceptuelle et consistance factuelle. Une contribution qui ouvre à la recherche de stimulantes perspectives, notamment pour faire évoluer les enquêtes statistiques sur le travail. Un autre de leurs apports est d’opérer une double jonction : entre expérience subjective et conditions objectives du travail, mais aussi entre nature et culture, quand ils appellent pour finir à ce que le travail « prenne soin de notre monde au lieu de le détruire ».

Pour en savoir plus : Redonner du sens au travail, Thomas Coutrot, Coralie Perez, Editions du Seuil

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Les clauses sociales : rapports entre droit du travail et droit international économique, LGDJ

Les clauses sociales : contribution à l’étude des rapports entre le droit du travail et le droit international économique

Lopez, Benoît, LGDJ – Collection : Bibliothèque de droit social , 28/06/2022 ISBN : 978-2-275-10847-6

Cet ouvrage est une version remaniée d’une thèse, une étude des synergies nouvelles entre le droit
international économique et le droit du travail.

A l’ère de la mondialisation, le déploiement de chaînes de valeur mondiales par les entreprises multinationales plaide pour une meilleure prise en compte des enjeux transnationaux du travail, ce qui pourrait amplifier, à l’avenir, le rôle du droit du travail.

Résumé : À la faveur de la mondialisation économique, les échanges marchands, les investissements, l’aide au développement ont progressivement été des faits, des réalités économiques saisies dans des qualifications juridiques. Or, certaines difficultés découlent de la relation qu’entretient le droit international économique, chargé de les encadrer, avec d’autres branches du droit. Ainsi, concernant le droit du travail, le développement des clauses sociales n’a pas conduit, à l’heure actuelle, à une réelle modification du droit international économique. Certaines des caractéristiques irréductibles du droit du travail participent même à limiter la fécondité de leurs rapports. Pourtant, le déploiement des chaînes de valeur mondiales, par les entreprises multinationales, plaide au contraire pour une meilleure prise en compte des enjeux transnationaux du travail. À cet égard, l’avènement de synergies nouvelles entre le droit international économique et le droit du travail est envisageable à la lueur de la réception juridique qu’a connue le concept de développement durable. Ce dernier conduit désormais les États, comme les entreprises, à envisager aussi bien les conséquences, y compris sociales et environnementales, que les conditions du développement de l’économie. Placé dans cette perspective, le droit du travail pourrait, à l’avenir, voir son rôle amplifié.

©Electre 2022

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« Entre Management et Santé au travail, un dialogue impossible « , Editions Erès

Une enquête au sein d’une entreprise de travaux publics menée par des chercheurs s’est intéressé à la manière dont les consignes de sécurité des salariés étaient transmises et à l’implication du management intermédiaire en ce domaine.

Les résultats montrent la complexité du sujet et les injonctions assez souvent contradictoires.

L’étude associe professeur de sociologie et professeurs en médecine de santé au travail conclut à la nécessaire interaction avec les managers en matière de prévention et de santé au travail car certains dispositifs managériaux peuvent être pathogènes.

Est particulièrement soulignée la difficulté pour les managers de porter les messages de prévention; notamment les chefs de chantier ont du mal à s’exprimer sur ce registre: face aux enjeux de l’activité, ils justifient parfois une certaine distance vis à vis des consignes de sécurité.

De leur côté, les médecins du travail modulent leur communication en direction des employeurs et des managers par crainte de difficultés d’application.

Ces difficultés constituent des freins à la santé et à la sécurité, d’où la nécessité de renforcer le dialogue entre monde du management et monde de la santé pour une meilleure compréhension de l’environnement de travail, des enjeux et des contraintes respectives.

Pour en savoir plus : https://www.editions-eres.com/ouvrage/4925/entre-management-et-sante-au-travail-un-dialogue-impossible

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Pouvoirs du chef d’entreprise et libertés des salariés, L Pécaut-Rivolier, Y Struillou, Economica, avril 2022.

Salarié, Représentant du personnel, Employeur sont fréquemment confrontés aux questions telles que :

– les courriels stockés dans l’ordinateur professionnel peuvent-ils être consultés par l’employeur en l’absence du salarié ?

quelles sont les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux quand sont abordés des sujets professionnels ?

est-il possible d’installer une caméra dans les locaux de travail ?

quelles sont les règles encadrant l’expression des convictions politiques, philosophiques ou religieuses dans l’entreprise ?

L’ouvrage Pouvoirs du chef d’entreprise et libertés du salarié, structuré en 3 parties, traite :

-des grands principes en matière de droits et de libertés.

-des lignes directrices permettant de rechercher la conciliation entre libertés et pouvoirs qui se trouvent en tension.

-de l’étude de situations concrètes et aux différents problèmes qui peuvent naître de la confrontation entre ces libertés et pouvoirs, et aux moyens de la résoudre.

Tous les acteurs dans l’entreprise – employeurs, DRH, salariés, représentants du personnel, syndicalistes – et également enseignants, étudiants, avocats, magistrats, juristes y trouveront des réponses à leurs préoccupations respectives.

Jean-Emmanuel Ray, Professeur de Droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a rédigé la préface qui resitue l’évolution du droit du travail français en matière de libertés

Laurence Pécaut-Rivolier , Conseiller à la chambre sociale Cour de cassation jusqu’en 2021, siège actuellement à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM).

Yves Struillou, Conseiller d’Etat,  a été Directeur général du travail de 2014 à 2020.

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Santé mentale et organisation du travail, Héas Frank, Dalloz 2022

Santé mentale et organisation du travail : approche juridique et regards croisés
Héas, Franck, Dalloz – Collection : Thèmes et commentaires, 2022
Le lien entre les organisations du travail en entreprise et les problématiques de santé, notamment
mentale, est analysé sur le plan juridique. Evaluant la manière dont le droit régit les nouvelles formes
d’organisation du travail, les contributions réunies démontrent l’adaptabilité du droit social et du droit
de la santé à la prégnance de la santé mentale en entreprise.

L’ouvrage est l’aboutissement d’un travail collectif, mené dans le cadre d’un programme derecherche fiancé par la DREES, la DARES et le Ministère de l’action et des comptes publics.

Le postulat de départ était de constater qu’il existe une relation de cause à effet entre les organisations du travail en entreprise et les problématiques de santé, notamment de santé mentale. C’est ce lien que le projet a ambitionné d’analyser sur le plan juridique. Comment le droit est-il adapté et encadre-t-il les nouvelles formes d’organisation du travail et les enjeux de santé mentale au travail ?

Comment plus spécifiquement le droit social permet-il de maintenir et de réguler le lien entre organisation du travail et santé mentale au travail ? L’objectif initial était par conséquent de justifier la capacité du droit à régir les nouvelles formes d’organisation du travail, à l’aune des enjeux de santé mentale et en conséquence, de démontrer l’adaptabilité du droit social et du droit de la santé aux transformations du travail et à la prégnance de la santé mentale en entreprise.

Pour en savoir plus : https://www.boutique-dalloz.fr/sante-mentale-et-organisation-du-travail-p.html

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A propos de l’humain dans l’entreprise, un article de P Bouvard et T CHARDIN publié par Rh info

L’humain dans l’entreprise est-il autre chose qu’une force de travail, de transformation, de création de valeur ajoutée ? Peut-on, doit-on envisager les choses autrement ?

Les praticiens de l’organisation n’ont-ils pas défini la DRH en creux en faisant entrer dans la fonction tout ce qui ne trouvait pas place ailleurs. Aucune autre direction de l’entreprise n’est aussi diverse ni transverse :  recrutement, paie, formation, gestion des absences des contrats de travail, santé au travail, dialogue social, mobilité des salariés mais aussi analytique RH, marque employeur, expérience collaborateur …Tous ces domaines font  appel à des expertises et à des outils très spécifiques.

Le point commun entre tous est évidemment l’humain, dans toutes les étapes de son parcours de vie dans l’entreprise. La fonction Rh est le cœur de l’organisation car elle  gère la circulation des femmes et des hommes et de leurs compétences au sein de l’entreprise. SA cohérence est son objet : l’humain et les relations humaines au sein de l’organisation..

La DRH doit être la fabrique de la cohérence organisationnelle et sociale, c’est-à-dire un agent de liaison. Ne pas tenter de conquérir ces nouveaux champs d’action  conduit à une posture administrative, nécessaire, mais pas suffisante, et confine les DRH non pas à leur mission, mais à leur démission, ou au moins à une grande résignation.

Pour éviter cette disparition programmée, l’objectif prioritaire est de retrouver le cœur de la mission RH, ce qui fait, son sens, son essence: la relation humaine. Il  s’agit : non pas de « replacer l’homme au cœur de l’entreprise », mais de replacer l’entreprise dans le cœur des personnes qui y travaillent.

On ne choisit pas le métier RH par hasard ni par opportunisme car il répond à une aspiration profonde : les acteurs RH sont des tisseurs, des relieurs, des entremetteurs se préoccupant du lien et spécialement du  lien social qui permet de passer de la collaboration à la coopération : partage du bien commun, de l’œuvre à réaliser ensemble. Le R de DRH  a toute sa place ; le R qui relie le D de la Direction, celle qui donne le sens de l’action, et le H d’Humain

Pour en savoir plus :https://www.rhinfo.adp.com/rhinfo/2022/rh-humain-trop-humain/

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« Le prix du travail bien fait » Y.Clot, éditions La découverte

L’ouvrage propose de réhabiliter le conflit pour améliorer la qualité du travail.

Yves Clot et son équipe démontrent comment le conflit autour de la qualité du travail peut devenir une méthode de coopération dans les organisations en considérant que c’est à ce prix que le travail bien fait est possible.
Le livre explique comment faire en instituant la coopération conflictuelle, entre salariés comme entre ces derniers et leur hiérarchie, sachant que c’est la qualité du travail qui rassemble.
En s’appuyant sur le récit de trois expériences de travail collectif, dans un EHPAD, dans le service de la propreté d’une grande ville et dans une usine automobile, les auteurs regardent ce conflit en face et ce ce sont les frontières entre dirigeants et dirigés qui se trouvent redessinées.

Pour en savoir plus : https://theconversation.com/bonnes-feuilles-le-travail-bien-fait-cle-du-bien-etre-au-travail-159353

https://astriddusendschon.org/2021/04/09/vient-de-paraitre-le-prix-du-travail-bien-fait-la-cooperation-conflictuelle-dans-les-organisations-par-y-clot-et-al/

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